Fil info

Page Facebook ⤵️

Comments Box SVG iconsUsed for the like, share, comment, and reaction icons

Quand ministres, députés et sénateurs se trompent d'urgence!
Pas d'urgence a augmenter la taille des élevages industriels, pas d'urgence a soumettre un peu plus l'agriculture aux énergies fossiles, pas d'urgence a exporter a tout prix! Mais une urgence climatique de préservation de l'eau, de la terre et du vivant, nos outils de travail.🚨📢 Conséquences de la canicule : la Ministre de l’agriculture doit sortir du déni et arrêter de prôner de fausses solutions

La France est de nouveau, en quasi-totalité, placée en vigilance canicule. C’est le troisième épisode caniculaire depuis mai. Des feux violents se propagent dans le sud. Partout sur le territoire, les cultures végétales souffrent ; les prairies ont grillé sans regain possible ; les maïs se dessèchent sur pieds et ne feront pas de grain ; les stocks de fourrage d’hiver sont déjà entamés.
Dans les campagnes le moral est au plus bas. La Confédération exprime sa profonde solidarité et son soutien aux paysan·nes durement touché·es.

🚨 Pour l’élevage, deux sujets nous inquiètent tout particulièrement : l’équarrissage et le fourrage.

👉 Sur l’équarrissage, en plus de subir de fortes températures dégradant les conditions de travail dans le monde agricole, certain·es ont vu souffrir, voire mourir leurs animaux et ont aussi dû souvent faire face à un service d’équarrissage saturé.
En Bretagne par exemple, où se concentre près de 2/3 des 9127 tonnes d’animaux morts (volaille et porc), le constat est accablant quant au manque d’anticipation des services de l’État face à une situation pourtant déjà vécue lors de l’épisode de grippe aviaire.

👉 Nous nous interrogeons sur la délégation de missions de services publics à une entreprise privée… pour qui nos cadavres sont de la matière premières nécessaire à leurs profits.
Sur ce sujet, la déclaration de la ministre Annie Genevard au Sénat à l’occasion de l’audition cette semaine des ministres sur la canicule, est particulièrement inconséquente. Alors que certain·es de nos collègues ont dû, par leurs propres moyens, sortir les cadavres de leurs bâtiments afin de les enterrer, la Ministre de l’agriculture affirme que tout « était sous contrôle » et qu’il n’y a eu « aucune rupture du service d’équarrissage ». Un scandale !

👉 Pour les éleveur·euses laitiers, sur tout le territoire, c’est la double peine : coûts de production qui explosent avec l’achat de fourrage et d’équipements pour soulager les animaux de la chaleur, alors même que les prix du lait restent bas, en moyenne 400 euros/1 000 litres. Les animaux souffrent, les veaux ne sont pas vigoureux, la production laitière a chuté de 10 à 30% dans les fermes.

👉 Plutôt que de maintenir à tout prix le cheptel de porcs et de volailles, d’augmenter indéfiniment la taille des élevages où des bâtiments, il faudrait le désintensifier et redéployer les productions animales vers d’autres régions de France. Nous ne voulons plus de territoires spécialisés, nous voulons une souveraineté alimentaire locale et nationale !

👉😡Sur tous ces sujets, une fois de plus, c’est le déni qui prévaut pour gérer la crise comme pour dresser des bilans. Déni des réalités immédiates, mais aussi des enseignements à en tirer pour engager les orientations nécessaires à moyen et long terme.

La Confédération paysanne demande donc les mesures d’urgences suivantes :
➡ la priorisation du fourrage vers les élevages et non pour l’approvisionnement des méthaniseurs.
➡Des prêts de trésorerie, à taux zéro, fléchés sur l’achat de fourrage pour soutenir tous les éleveur·euses.
➡ La reconnaissance de l’ensemble du territoire en catastrophe naturelle.
➡ Le déploiement rapide de l’indemnité de solidarité nationale (ISN) et la modification des règles pour indemniser correctement l’ensemble des paysan·nes, assuré·es ou non. Pour rappel, seuls 18% des fermes sont couvertes par une assurance récolte
➡ Mener des expertises de terrain pour constater les pertes réelles pour les prairies et abandonner le système airbus qui ne fonctionne pas bien.

👉 Au-delà de ces mesures d’urgence, la Confédération paysanne insiste sur le besoin de stabilité et de visibilité des prix pour sécuriser les élevages. La fluctuation les fragilise et décourage les installations. L’Europe doit déployer des outils de régulation réactifs avec une révision du seuil d’intervention et non se contenter d’un plan élevage décevant sans aucune déclinaison concrète.
Il n’y a pas de fatalisme, mais des choix politiques pour plus de robustesse des filières.

👉 Le gouvernement a annoncé hier un plan d’aide conjoncturelle pour l’achat d’engrais de 145 millions d’euros.
Nous exigeons la même volonté politique pour soutenir l’élevage et engager des mesures structurelles. Il y a urgence à agir car l’élevage est en péril !
Voir plus Voir moins

Quand ministres, dé

Photos de la publication de Confédération paysanne Provence Alpes Côte d'Azur Voir plus Voir moins

Image attachmentImage attachment+1Image attachment

Quid des projets de poulaillers a 30000 poules sur le plateau de Valensole ?
Changer de cap et changer de modèle.💥😡 Canicule et surmortalité en Volailles : l’urgence n’est pas seulement de gérer la crise, mais de changer enfin de cap

👉 Nous apportons tout notre soutien et notre solidarité à l’ensemble des paysan·nes frappé·es par cette nouvelle canicule. Alors que le ministère de l’Agriculture se contente de publier un communiqué rappelant quelques conseils aux détenteurs d’animaux, il évite soigneusement de remettre en cause les politiques qu’il mène depuis des années. Un ton infantilisant qui ne répond en rien aux enjeux !

👉 Après dix ans de macronisme, les impacts du changement climatique sont, chaque été, plus palpables. À la Confédération paysanne, nous refusons la fatalité. Depuis près de quarante ans, nous démontrons qu’un élevage paysan, avec des bâtiments de taille limitée, des parcours arborés et des fermes autonomes, est plus robuste. Cela ne nous met pas à l’abri de tous les impacts, mais ses pratiques ne sont pas suffisamment soutenues !

👉 Pendant ce temps, le gouvernement continue d’encourager les modèles les plus vulnérables aux aléas climatiques, très dépendants de la pétrochimie qui accélèrent le réchauffement climatique. Il continue à signer des accords de libre-échange et à prôner la compétitivité pour alimenter le marché mondial et les flux de marchandises qui, on le sait, sont le plus gros émetteur de GES.

👉 Son projet de loi d’urgence agricole facilite encore l’installation de poulaillers géants, aujourd’hui parmi les plus durement touchés par les épisodes de fortes chaleurs. Les surmortalités constatées entraînent des difficultés majeures d’équarrissage, obligeant à prendre des mesures d’urgence comme l’enfouissement des volailles. Cela rappelle tristement les crises d’influenza aviaire. Sauf qu’en pleine période estivale, les fortes chaleurs accélèrent la décomposition des cadavres, saturent les capacités d’équarrissage et aggravent encore la gestion de la crise.

👉 Ce ne sont pas les éleveur·euses qui sont en cause. Ce sont des politiques publiques qui les ont enfermés dans une logique d’agrandissement et de concentration, au lieu d’accompagner la transition vers des systèmes plus robustes et encourager l’installation.

👉 Pour le gouvernement, s’adapter au changement climatique, c’est d’abord, par exemple, subventionner, via la PAC, l’implantation de lavande jusqu’en Beauce entrainant une surproduction conduisant, quelques années plus tard, à aider l’arrachage dans les territoires historiquement producteurs comme le plateau de Valensole. Comble de l’incohérence, et cette crise le révèle, c’est sur ce même plateau, qu’apparaissent des projets de poulaillers géants “plein air” sur des parcours où les arbres ont disparu !

👉 Le gouvernement fait le choix assumé de satisfaire aux exigences de la compétitivité, des lobbies, des responsables de la FNSEA, des choix qui actent la disparition des paysan·nes. Nous affirmons qu’il n’y aura pas de transition sans paysan·nes nombreux·euses dans les campagnes.
👉 Les paysan·nes ne peuvent plus se satisfaire de mesures d’urgence. Nous avons besoin d’un véritable cap pour accompagner le changement de modèle car les paysan·nes restent les premières victimes d’un système productiviste qui fonce droit dans le mur.
Voir plus Voir moins

Quid des projets de

En ligne de mire, la soumission des paysans aux détenteurs de brevets et la traque des semences paysannes🚨 Le Parlement européen s’apprête à remettre en cause 30 ans de luttes et de victoires syndicales concernant les OGM et les semences.
✊ La lutte contre les OGM est un combat historique de la Confédération paysanne qui a permis d’obtenir l’interdiction des OGM en Europe.
Si on pouvait imaginer ce combat définitivement gagné, aujourd’hui la bataille contre les OGM est de nouveau d’une actualité brulante.
⏰ le 17 juin le Parlement doit voter sur la proposition de déréglementation de ces nouvelles plantes génétiquement modifiées produites à l’aide de nouvelles techniques de modification génétique (NTG). Sous l’étiquette NTG, ce sont bien des OGM qui se cachent…
🚨 Les NTG sont des OGM, ils doivent être réglementés comme des OGM.
Si cette déréglementation est votée :
❌ C’est la fin de la transparente, les consommateur·rice ne pourront plus faire le choix de refuser les OGM
❌ elle permettra aux industriels semenciers de breveter toutes les semences existantes. C’est donc la suppression des droits des paysans sur leurs semences
❌Elle va réduire encore la biodiversité cultivée
📢🚨 La Confédération paysanne alerte sur ces nouveaux OGM depuis des années et a toujours revendiqué que :
👉 la réglementation OGM s’applique à tous les nouveaux OGM
👉 leur évaluation soit renforcée et débarrassée des scientifiques liés à l’industrie
👉 les produits issus d’animaux ayant consommé des OGM soient étiquetés ;
👉 pour l’interdiction de tout brevet sur les plantes, les animaux, leurs parties ou leurs composantes génétiques
📢🚜⏰ C’est pourquoi nous vous donnons RDV avec plus de 40 organisations européennes, le 16 juin de 8h à 12h à Strasbourg devant le Parlement européen 🇪🇺 pour interpeller les euro-député·es pour obtenir le rejet de cette déréglementation.
🔎 OGM/NTG : pour en savoir plus 👇
www.confederationpaysanne.fr/sites/1/mots_cles/documents/plaquette_OGM_01-2024-VF.pdf
Voir plus Voir moins

En ligne de mire, la

Cette semaine, la Conf’ PACA s’est réunie dans le 04 pour son conseil d’administration. Au programme : faire le point sur la feuille de route annuelle, préparer notre participation aux instances régionales et construire nos positions au sein du syndicat national… sans oublier le plaisir de se retrouver ! Voir plus Voir moins

Les équidés, de vrais compagnons pour l'agriculture paysanne.CAMPAGNES SOLIDAIRES : BIENTOT PARTOUT !

Retrouvez le sommaire du numéro de mai 2026 ⤵️

Abonnez-vous en ligne : www.helloasso.com/associations/media-pays/adhesions/abonnement-a-campagnes-solidaires

Ou téléchargez le bulletin d’abonnement : www.confederationpaysanne.fr/sites/1/generique/documents/Bulletin-abonnement-2025.pdf
Voir plus Voir moins

Les équidés, de vr

Voir plus Voir moins

Afficher plus